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4 octobre 2012 20:23
Quelques précisions en commençant par les AE, exceptées des rumeurs de sources plutôt fiables qui laissent entendre 3% de plus sur les cotisations sociales, pour le savoir il faudra attendre le projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS). Si quelqu’un dispose d’une pré-version qu’il n’hésite pas à la poster sur AV, j’ai de bonnes sources mais pas encore ça en stock.
Le taux indiqué dans l’article de l’ordre de 80% ne correspond pas au texte, on arrive à environ 60 et quelques % dans le cas d’une cession avant 12 ans.
Ensuite, le seul exemple qui est pris est celui, caricatural, de l’entrepreneur qui a réussi et qui revend rapidement son entreprise en faisant une plus-value de plus de 150 k€. Ça n’est pas exactement ça le problème, même si cela peut sembler quand même (un peu) excessif.
Par contre personne, et encore moins dans le projet de loi de finances, ne parle des gains de nos chers financiers avec, entre autres, le high frequency trading et les black pools : taxation à 0, argent virtuel mais dégâts économiques réels (les sub-primes c’était eux, les CDS pour faire tomber l’économie européenne c’est toujours eux, et il y a encore plien de réjouissances à venir).
Le vrai problème c’est la phase d’amorçage : il y a besoin de capital (beaucoup surtout quand on embauche dès le départ), ce capital c’est du carburant. Il y a des personnes (physiques) qu’on appelle des business angels qui croient un une équipe et un projet et qui investissent leur argent personnel et donnent des conseils. Neuf fois sur dix le résultat n’est pas terrible et l’investisseur perd souvent de l’argent. Mais, heureusement, de temps en temps, l’entreprise se développe rapidement (accessoirement en créant de l’emploi) et l’investisseur se retire en vendant ses parts que la société rachète en fonction de sa valeur actuelle.
C’est un peu plus compliqué que ça mais l’idée générale est là. Donc l’investisseur accompagne l’entreprise en faisant un bout de chemin ensemble puis se retire une fois l’entreprise sur les rails.
Le crime est là : l’entreprise fonctionne, des emplois ont été créés, l’investisseur qui a accordé sa confiance gagne de l’argent en remerciement d’avoir rendu le projet possible et l’entreprise continue sa route.
On est pas en train de parler de hedge funds où quand ils se retirent, l’entreprise est exsangue et les hedge funds très bien portants.
C’est ça le vrai problème soulevé, pas uniquement de la revente d’entreprise. Ça risque de casser tout le fragile mécanisme de financement de l’amorçage d’entreprise.
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