Hermes
31 octobre 2012 14:03
Bonjour,
L’intellectualisation et la croyance possessive que nous dévelopons vis-à-vis de nos propres chimères mentales (ou doctrines ou « appartenances identitaires »), ce que l’on appelle avoir raison, et qui se décline souvent plus simplement comme juste avoir ou manquer (la vérité que l’on met dans la considération de l’image de soi), est une source permanente de violence.
Mais ce n’est que la projection de la violence de la séparation interne que l’on a accepté il y a longtemps pour pouvoir êre reconnu dans l’existence, humain parmi les humains mes semblables qui se complaisent dans le développement des jeux de l’ego, séparation que nous ressentons dans un manque permanent, et une profonde solitude, inconsolable de mille manières pour certains, consolée de mille manière pour d’autres.
Seul un déplacement du point de conscience vers une sensation profonde de soi-même dans laquelle l’idée et l’image de soi ne sont plus le repère mais juste une réference occasionnelle peut éventuellement permettre de passer de l’atre côté du miroir de la violence.
Ce déplacement passe par une intégration de cette solitude que nous refusons, en décidant de notre propre prise en charge, sans continuer à nous justifier par la projection de nos diverses interprétations opinions ou désirs/frustrations, en focalisant le temps de la conscience dans le présent. Faire le deuil de cette séparation interne qui ne nous tire que vers des illusions à l’extérieur, et revenir à contre courant vers notre vécu intérieur.
Il faudra refaire le chemin mille fois car la puissance hypnotique de nos rêves nous ramènera à chaque fois dans les conflits de l’ego, avec à chaque fois une force plus grande en se nourrissant des moments de compréhension. L’ego aspire la force, mais ne peut rien en faire d’autre que de la projeter en violence.
Les points de vue se durcissent jusqu’aux crises et aux paroxysmes de fin de cycles conflictuels.
Dès lors qu’on commence à entrevoir le mécanisme, le piège est grand de se juger soi-même, ultime pirouette d’un ego gonflé à bloc d’une auto-suffisance très sérieuse. C’est là qu’il faut avoir la présence d’esprit suffisante pour sortir de tout moralisme et de toute auto dérision : nous ne savons rien mais si chaque instant nous proposait une découverte totale, et s’il sufisait d’essayer d’être là pour commencer à grandir hors du rêve plein de fracas qui secoue et détruit la planète.
Ce que l’on pourrait vivre alors a déjà été défini de mille mots, mais aucun n’a eu le pouvoir d’ouvrir cette porte et aucun ne l’aura jamais, car le mots restent du mauvais côté de la porte.
D’aucuns ont même dit que ce serait là notre vraie nature. Mais la nature a t-elle besoin de vérité ?

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