asterix
30 novembre 2012 12:08
Cher Chems,
J’adore la citation de Chavez en préambule à l’article. Même si je me méfie de ce zig, je lui reconnais un sens de la phrase qui frappe...
Ceci dit, Kyoto fut un leurre. Tout au plus les pays développés ( et pas seulements « capitalistes » ) n’ont fait qu’évacuer le problème en rachetant les quotas pollution de ceux qui polluaient moins ou pas du tout. Vite dit ce « pas du tout ». Rien que la cuisine au charbon de bois et cette fichue habitude de brûlage des sols après récolte contribuent grandement à l’augmentation de la pollution globale.
Qui en a parlé à Kyoto ? Personne car le boomerang se serait retourné aussi vite contre celui ou ceux qui l’auraient souligné. Il ne fallait pas d’accord mais un semblant d’accord, le résultat fut atteint au-delà de toute espérance et finalement on a eu droit à rien, sinon la proclamation imbécile qu’avec de l’argent, on peut tout se permettre et après moi les mouches.
J’ai longuement discuté il y a une semaine avec un expert de l’ONU en la matière. Lui aussi partageait cette opinion mais, et c’est son rôle, il apportait des solutions tangibles. Imaginez-vous, chers lecteurs, combien de mètres-cube de CO2 génère la simple production d’une bouteille de verre ou en plastique ? Le chiffre exact, je ne m’en souviens plus, mais l’effarement qui s’ensuivit bien ! Nos climatologues et autres experts semblent avoir compris que les règles ayant donné lieu au protocole de Kyoto ne sont que dés pipés et qu’il faudrait attaquer le problème là où il fait vraiment mal, c’est à dire en introduisant le coût de la pollution générée dans les produits fabriqués. Cela mettrait un coup d’arrêt à cette pseudo-règle économique qui veut que l’on produise toujours au moins cher sans tenir compte des méfaits que cela engendre.
Prenons un exemple pratique : la Chine inonde nos marchés de produits à bas prix qu’elle produit en sous-payant ses travailleurs ( c’est son problème ) ET en négligeant complètement l’impact environnemental de sa production.
Ce qui vaut pour la Chine vaut pour d’autres aussi...
MAIS, MAIS, MAIS... Le meilleur moyen de la faire plier serait d’intégrer sous forme de taxe le prix réel de la pollution engendrée. On toucherait là à son portefeuille et elle se verrait obligée d’en tenir compte dans ses techniques de production.
C’est sur cette voie-là qu’un nouveau protocole se dirige.
Va t’elle être suivie par les Etats, seuls signataires de cette mesure coercitive ?
J’en doute mais il faut toujours espérer...
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