Jean-Paul Foscarvel
2 avril 2013 16:21
Dans « Le Capital », Marx avait décrit le fonctionnemet du système capitaliste avec une méthode et une précision inégalée.
Notamment l’anayse de la valeur et la constitution de la plus-value est essentielle à la compréhension du système.
Il a réalisé cette analyse en plein dix-neivième siècle, avec les instruments théoriques de son époque.
Il est dommage que cette analyse ait été prise par les marxistes comme une sorte de Bible indépassable, et n’eient pas eu le courage intellectuel de poursuivre les recherches de façon critique. La « réussite » de l’Union Soviétique explique peut-être cet état de fait.
Aujourd’hui, la capitalisme a changé. Son analyse, au sens marxiste, aussi devrait être modifiée.
À partir des années quatre-vingt (1980), une nouvelle forme de plus-value est apparue, la plus-value immatérielle qui a complètement bouleversé le rapport du capitalisme au travail.
Hélas, ni les partis de gauche, ni les syndicats, n’ont eu les moyens de comprendre cette transformation, aveuglés à la fois par la déferlante anti-sociale qui en est résultée et par un manque de réflexion théorique et critique.
Si l’analyse marxienne approrte des lumières sur ce qui se passe, elle ne permet pas de comprendre la processus actuel d’inutilité économique des travailleurs dans le cadre du néocapitalisme, et la tragédie qui en découle. À la fois en terme d’action (inefficacité de la grève), en terme d’analyse des causes de la crise, et en terme d’élaboration des solutions.
C’est peut-être la raison du retour à Marx des élites Etats-Uniennes : son analyse brute de forme, étant inadéquate, peut être inoffensive.
Quant à la Chine, ils doivent lire Marx pour mieux exploiter leurs masses !
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