La télévision publique française n’est pas comparable à la télévision publique grecque. D’abord, seuls 10% des Grecs regardaient leurs chaînes publiques. Autrement dit, 90% s’en cognent pour dire les choses crûment et s’ils s’en cognent, cherchez pas, c’est que c’est tout pourri.
Cela dit, la suppression de tout service publique télévisuel est une décision insupportable pour une démocratie et elle a été prise d’une manière dictatoriale.
Le plus juste serait de tout remettre à plat et de récréer un système sain (non corrompu), plus léger, moins coûteux et plus attractif. Et s’il fallait tout supprimer pour atteindre ce but, pourquoi pas ? Je ne suis pas dans les petits papiers du gouvernement grec. Comme vous, je suis perplexe. Mais je ne suis pas du tout inquiet pour notre service public très regardé.