Concernant La Pléiade ont peut aussi se
demander pourquoi, en décidant d’y faire entrer Le Coran en 1967 les
responsables de la prestigieuse collection décidèrent de ne pas y faire figurer le prénom du traducteur et auteur des très
riches notes, alors que le prénom du préfacier, beaucoup moins important dans
l’ouvrage y est présent.
Qu’on aille surtout pas s’imaginer qu’on
était déjà, dans les milieux les plus respectables de l’édition française de
l’époque, couché devant les islamistes comme de vulgaires ministres hollandiens
de 2014 !
En 1967, les responsables de l’Université
Al Azhar du Caire firent savoir qu’ils appréciaient la publication du Coran en
langue française, ce qui contribua à sa promotion.
Ils l’auraient sans aucun doute tout aussi bien
promu si Gallimard avait osé faire savoir aux lecteurs que le traducteur, digne
du respect des mâles et honnêtes savants de l’islam était... une femme, Denise Masson.