la vergonha 9 février 2014 21:22

« A cela il faut ajouter que les dispositions existantes permettent de proposer une offre déjà conséquente qu’il ne semble pas nécessaire d’accroître, ce à quoi s’ajoute une action importante de l’audiovisuel public. »
En quoi pouvez vous affirmer que l’offre est conséquente, et surtout suffisante ? Aujourd’hui elle est surtout portée par un certain nombre de bénévoles. Or le bénévolat ne peut pas tout faire. Les horaires des cours pour adultes ne sont difficilement compatible avec une activité professionnelle par exemple.
En ce qui concerne l’action audiovisuel publique, vous parlez d’une offre qui existerai déjà ? C’est une boutade ? De quoi parlez vous ?

« En outre, l’investissement déjà fort de l’éducation nationale permet de répondre largement aux demandes exprimées »
Avez vous des chiffres ? Je n’ai pas cette impression personnellement à Nice.

« De même le service public de l’audiovisuel est également mobilisé à travers les contrats d’objectifs de France Télévision et Radio France. »
Donc j’imagine que vous allez pouvoir m’indiquer où entendre du niçois, où à la limite du provençal à la télévision et à la radio ? Je ne connais que Vaqui, personnellement et c’est une petite demie heure par semaine...

« Dans le domaine juridique, l’application de la charte induirait l’obligation de traduire les dizaines de milliers de page de la loi française. »
Pas dans les articles proposés à la ratification. De toutes façons, dans le pire des cas, la co-officialité, l’exemple de la Suisse nous montre qu’il s’agit bien d’un faux problème.

« Et quid du cas où les échanges se feraient, par exemple, entre l’Alsace et la Bretagne  ? »
La langue de la France reste le Français... l’exemple de la Suisse reste intéressant, comment-font ils ? En tous cas ils ont l’air de s’en sortir très bien !

« De même, dans la fonction publique ou dans les assemblées délibérantes, la co-officialité supposerait que les personnels de l’état maîtrisent la langue régionale concernée. »
Alors, je ne vois pas en quoi cela serait choquant dans le cas d’une co-officialité. Mais il n’en est pas question actuellement, donc pas de soucis !

« Dans les deux cas, cela amènera l’enseignant à professer alternativement en deux langues, situation insupportable pour les enseignants ainsi que pour les enfants. »
Ah mince, comment font les classes bilingues ? Et dire qu’il y a des professeurs qui ont étés formés à l’enseignement bilingue Français - Langues Régionales, c’est trop triste !

« La ratification de la charte des langues régionales et minoritaires serait en contradiction avec ce principe puisqu’elle aboutirait à la création de droits collectifs et à la reconnaissance de minorités. »
Vous avez raison, arrêtons de reconnaitre des droits et des minorités, ça suffit ! Non mais c’est une blague ou bien c’est juste mal formulé ?

« En outre, le fait d’enseigner en France dans une autre langue que le français apparaît particulièrement dangereuse dans la mesure où cela conduirait à faire de certains français de véritables étrangers les uns pour les autres par le biais de la langue. »
Et quand il s’agit d’enseignement bilingue avec une langue étrangère, et non régionale ça ne vous pause pas de problème dans ce cas là ?

« On peut noter, à ce propos, que l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter s’est opposé à cette ratification »
Et que d’autres l’ont soutenues, ça nous fait une belle jambe !

« serait donner un fondement légal, sur la base d’une convention internationale, à la revendication collective des régionalistes les plus radicaux »
Donc fatalité, on considère que tout le monde est coupable, à priori, d’indépendantisme et refuse le droit de parler sa langue à tout le monde.

« Enfin, la France n’est pas le seul pays à ne pas avoir ratifié ou signé la charte : vingt-trois membres du Conseil de l’Europe ne l’ont pas fait y compris des pays comme l’Italie, le Portugal ou la Belgique dont nul ne saurait dénier le caractère démocratique. »
La Belgique, il semblerai que les flamands n’aient pas très envie de donner un status à la langue Française, ce qui bloque les débats. C’est ironique, non ?
L’Italie fait déjà beaucoup pour les langues régionales.
La Suisse, l’Allemagne, L’Espagne, L’Angleterre l’ont signés !

« La non ratification ne constitue en rien une anomalie qui révélerait un mépris ou une détestation des langues régionales mais relève d’un choix politique que nul n’est contrait de faire sous peine d’indignité. »
Sauf que depuis le milieu des années 90, tout nouvel entrant dans l’Europe doit ratifier cette charte. La France donne vraiment un bel exemple au reste du monde, et à l’Europe en particulier en demandant aux autres de ratifier une charte qu’elle même refuse de ratifier !

« Notre langue déjà harcelée (...) »
Notre langue, le Français, ne sera plus harcelée lorsqu’elle sera attractive. Aujourd’hui, la France n’est ni la langue de l’informatique, ni de la recherche, ni de la musique, ni du cinéma, etc, parce que nous ne sommes pas importants dans tous ces domaines. Point ! Pour sauver le Français, c’est bien sur ces sujets qu’il faut travailler, et cela n’a rien à voir avec les langues régionales !

« En fait, plus qu’un droit aux langues régionales, il s’agirait en réalité, bien davantage, d’un droit à ne pas parler le français, celui-ci devenant une langue parmi d’autres. »
Ben non, puisque le Français reste la langue de la république !

« La promotion des langues régionales est aujourd’hui assurée pleinement avec les dispositifs existants »
Soit c’est un mensonge, soit vous ne connaissez pas le sujet, désolé !

« Développons notre patrimoine linguistique régional, enseignons-le avec les moyens nécessaires dans le cadre du service public de l’éducation et donnons les moyens financiers aux collectivités et aux associations de développer des initiatives sans pour autant créer des droits spécifiques pour des groupes particuliers de locuteurs. »
Dommage, on avait 230 ans pour le faire depuis la Révolution et la République Française a fait tout l’inverse. De fait, vous n’avez aucun crédit lorsque vous demandez qu’on donne des moyens financiers aux collectivités et que l’on enseigne les langues régionales.


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