Corinne Colas Corinne Colas 3 février 2014 22:07

Toujours les mêmes commentaires et les blagues faciles ! 
Après tout, je rajoute le mien dans la même veine, histoire de soutenir l’article...

Manger de la viande 3 fois par semaine, c’est déjà un luxe pour un omnivore (n’est pas carnivore). 

La réalité, c’est qu’aujourd’hui personne n’est capable de composer un repas sans bidoche dans l’assiette, de toute façon. L’impact sur la santé n’est pas négligeable car même une viande bio en telle quantité est nocive. Et c’est vrai que les élevages industriels sont une horreur ! Si on avait un arc et des flèches, courir à travers bois pour attraper un chevreuil, réglerait ces deux problèmes. 

Il faut donc le dire et le redire mais bon, il y a toujours ceux qui fument, qui avalent mac do etc. Cela rentre par une oreille et ressort par l’autre. 

Les gens doivent rester libres à propos de leurs pratiques alimentaires... même si celles-ci sont uniquement la conséquence d’un certain modèle économique. Alors on ne va pas inutilement élever des barrières entre les uns et les autres.

Qu’est-ce qui peut changer la condition animale ? 

Au-delà de la question de la nourriture, c’est aussi refuser les spectacles barbares, les produits testés sur les animaux, la queue coupée du chien pour faire soi-disant plus « joli », la fourrure sur le dos... Le porte-monnaie a un grand pouvoir !

Et indépendamment de la question de la santé humaine toujours sujette à une vaste polémique, c’est pour ceux qui apprécient manger de la viande : décider volontairement d’en arrêter la consommation, voire au moins de la réduire de façon drastique (ça exige de renouveler l’imagination en cuisine). 

Il ne faut pas en avoir honte et le dire haut et fort :
pour celui qui habite en ville, c’est bien un acte militant et à la campagne, le paysan qui se nourrit (parcimonieusement) de ses propres bêtes, y participe sans le savoir ! 

Tout le monde n’en est pas capable ! Nier la souffrance, s’empêcher de réfléchir au respect de l’animal, accepter la barbarie... afin de pouvoir bouffer sans complexe, cela ressemble à la réaction de tous les gens qui râlent contre ce système économique uniquement parce qu’ils n’ont pas accès à leur part du gâteau. Mais de ce point de vue, j’admet avoir un avis négatif sur le véganisme radical qui ne pourrait subsister sans tout le tas de cochonneries transformées et vendues sous cellophane. 

On peut vivre à côté de poules heureuses qui ne passeront pas à la casserole. Celles-ci en échange du gîte et du couvert, nous laissent faire de bons gâteaux avec ses oeufs (il y a aussi des recettes sans oeufs pour les jours sans mais pitié, pas de chimique !). Idem de la couverture en laine de mouton non mort, la seule permettant de se passer du chauffage dans la chambre. Respecter l’animal, ce n’est pas obligatoirement choisir le polyester.


Ok pour refuser l’exploitation animale mais sans oublier que nous faisons partie d’un milieu naturel et que nous sommes censés y vivre de façon interdépendante. De manière générale, cela exige forcément de diminuer nos besoins. 


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