picpic
25 mars 2014 16:36
A mon sens, il faudrait déjà essayer d’être simple.
La pensée est un mécanisme qui s’est probablement emballé avec une prise de conscience de la mort.
La pensée est un mécanisme qui évalue sans cesse l’environnement ( je nous inclut dans l’environnement) pour nous sécuriser.
On ne pense jamais qu’au plaisir (lieu sans danger) ou à ce qui nous fait peur...toute la pensée n’est que la peur qui s’exprime.
Oui, de ma pensée, l’ego n’est rien d’autre qu’une crystalisation de toutes nos peurs en un pseudo centre en nous même, qu’on appelle « moi ».
Ainsi, c’est la peur elle même qui prie dans les églises qu’on la libère de la peur...et on comprends alors tout de suite l’impossibilité de cette libération.
Comment ne plus penser ?
Si on ose ce raisonnement, on comprends alors que sans peur : « On ne pense plus »...
Un être profondément heureux ? A quoi pense t’il ? Rien...il vit, il est vivant !
Il n’est plus affolé d’ailleurs et ne saccage plus rien.
Il n’est plus un cerveau névrotique qui veut son paradis, il l’a.
Tout l’atteint, tout est poésie et il n’a pas perdu tous ces désirs, il a atteint le désir le plus puissant qui soit « se sentir vivant ».
Toute la civilisation humaine est construite sur la peur, elle est l’énergie le ciment qui la maintient en place et plus elle se complexifie et s’étend et plus il faut de peur...
Voyez dans votre quotidien, la peur est en tout, cachée partout !
Sous le moindre aliment, dans la boite aux lettres, derrière le regard étrange du voisin, à la télévision, votre travaille, vos relations, la crise etc...
Qu’est ce que la civilisation humaine sinon un système articulé autours de notre peur de la mort ?
La médecine, les religions, l’armée, les sciences...tout cela est lié à nos peurs, ce besoin d’atteindre une zone sécurisée, ce paradis, ultime lieu de sécurité ou nous sommes immortelles. Qu’il soit sur terre ou au ciel, on est bien dans une aberration du mental effrayé par sa fin.
Oui, je soutiens que la plupart des hommes sont « le désir de ne pas mourir » et si ce que j’écris est intolérable pour vous, alors vous devriez vous demandez dans quelle mesure vous êtes votre peur ?
Peut être vous rejetterez ce que j’écris et tout continuera comme avant, ou peut être pas et alors, mystère...
Mais plus personne n’est curieux et audacieux de nos jours.
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe
