luc-ange (---.---.211.171) 24 novembre 2006 11:27

donc, d’après cet article, il deviendrait « normal » de faire travailler des personnes pour la moitié d’un smic, sans sécurité d’emploi, comme ’bouche-trou’, se retrouvant un jour à s’occuper de personnes âgées, le lendemain plombier afin de combler une pénurie, et le sur-lendemain en formation de tourneur-fraiseur parce qu’il faut lui trouver une occupation. ne pensez vous pas que les situations précaires soient suffisament pénible à vivre sans qu’on vous prenne en plus pour un jambon ? certe, le smic est à un niveau inacceptablemnt faible, ne permettant pas de vivre décemment, et vouant les travailleurs smicards à une précarité non-dite, mais ce n’est en aucune manière une raison pour rendre ’esclaves’ les personnes dans une précarité plus extrême encore : les failles d’un système (la rémunération minimale de survie sans contrepartie, les niveaux ridicules des grilles salariales) doivent elles conduire une classe de précaire à maudire une autre classe encore plus pauvre plutot que de revendiquer une augmentation générale du niveau de vie.

Milton Friedman, dont tant de politiques américains et internationaux ont déplorés la mort récente, fait partie de ces personnes qui ont contribué à faire accepter qu’un minima de chômeurs de 5 à 8% permettait de maintenir une mainmise de l’économique sur le social. C’est cette vision de la société, un pouvoir économique dominant largement le pouvoir politique ou l’équilibre humaniste social, qui une fois transposé en France à conduit à cette situation illogique : un travailleur ’de base’ gagne moins ou autant qu’un chômeur ’Assedic’, et a un niveau de égal ou inférieur à celui qui vit des minima-sociaux ; un artisan ou un patron de PME peut parfois vivre avec un revenu inférieur à celui de ses employés... Pour le service après-ventes, contactez l’ENA...


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