njama
8 décembre 2014 15:25
Je ne suis pas certain que ce soit pour saborder l’école
J’aurais plutôt tendance à penser que la logique est comptable
soit 5 000 € le coût moyen d’un écolier par an, soit 7 000 € celui d’un lycéen, soit 10 000 € celui d’un lycéen ..
source : http://www.education.gouv.fr/cid11/le-cout-d-une-scolarite.html
... à combien donc se chiffrent en coût annuel les redoublements ?
pour 1000 redoublements (chiffres bas) 5 millions pour des écoliers, 7 pour des collégiens, 10 pour des lycéens ...
l’ardoise peut grimper vite ...
La quadrature du cercle
F Hollande s’étant engagé à rétablir sur la durée de son mandat les 60 000 postes d’enseignants que
son prédécesseur avait supprimés, il ne peut donc pas jouer sur la masse salariale c’est à dire le nombre de
profs pour ajuster son budget
Si la volonté du gouvernement en ces temps de vaches maigres, et sous la pression de l’Europe est de limiter voire de réduire le budget de l’EN, ne pas autoriser les redoublements est une mesure économique (parmi d’autres) dont le (petit ?) profit (en millions d’ € ?) se fera sentir dès le prochain budget 2015, mais dont les conséquences seront à payer en différé ... le retour de manivelle comme on dit, qui sera peut-être bien plus coûteux (?)
Sarkozy lui, avait par exemple décrété la scolarité à partir de 3 ans
« Les enfants français et étrangers peuvent y être accueillis à 3 ans. Ils peuvent également être admis dans la limite des places disponibles s’ils ont atteint l’âge de 2 ans au jour de la rentrée scolaire, à condition qu’ils soient physiquement et psychologiquement prêts à la fréquenter. »
sauf qu’en France (mais pas à Paris ou très peu) beaucoup d’écoles les accueillaient dès leur 2 ans s’ils étaient propres.
Depuis cette réforme, les enfants de moins de 3 ans au 1 janvier ne sont pas comptabilisés dans les effectifs de l’école, c’est à dire que l’école ne perçoit aucune subvention des communes pour ces enfants vu qu’ils ne figurent pas dans les effectifs comptables, et cela a généré de nombreuse fermetures de classes, et donc de postes d’enseignants en « petie section ». Là, où elles étaient certainement le plus utile, c’est à dire dans les banlieues et quartiers défavorisés...
Faites ce que je dis, pas ce que je fais !
Giulia Sarkozy, 17 mois et déjà à l’école maternelle 06/03/2013
Pour avoir raclé les fonds de tiroirs de cette façon, la France paiera un jour ou l’autre dans le temps ce genre de réformes ...
L’école de Sarkozy creuse les inégalités
http://blogs.lexpress.fr/l-instit-humeurs/2012/04/13/lecole-de-sarkozy-creuse-les-inegalites/
F Hollande est donc dans la continuité de son prédécesseur, ce n’est pas une question de gauche ou de droite, bien des questions budgétaires.
Pourtant en coût de scolarité la France est très bien placée ...
Voir le tableau dans la Page http://www.education.gouv.fr/cid11/le-cout-d-une-scolarite.html
Comparaisons internationales
Concernant les dépenses moyennes par élève, la France figure parmi les premiers pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour l’enseignement secondaire, elle est au-dessus de la moyenne de l’OCDE pour l’enseignement supérieur, et en-dessous pour l’enseignement primaire.
Coût par élève et par niveau d’enseignement en équivalent DOLLARS (2011)
Allemagne / France / Italie / Royaume-Uni / Espagne / Suède / Japon / États-Unis /
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