MONTESQUIEU : « [Mirza :] J’ai parlé à des mollahs qui me désespèrent avec leurs passages de l’Alcoran ; car je ne leur parle pas comme vrai Croyant, mais comme homme, comme citoyen, comme père de famille. » Lettres persanes, X.
« Pendant que les princes mahométans donnent sans cesse la mort ou la reçoivent, la religion, chez les chrétiens, rend les princes moins timides, et par conséquent moins cruels. [...] Sur le caractère de la religion chrétienne et celui de la mahométane, on doit, sans autre examen, embrasser l’une et rejeter l’autre : car il nous est bien plus évident qu’une religion doit adoucir les mœurs des hommes, qu’il ne l’est qu’une religion soit vraie. C’est un malheur pour la nature humaine, lorsque la religion est donnée par un conquérant. La religion mahométane, qui ne parle que de glaive, agit encore sur les hommes avec cet esprit destructeur qui l’a fondée. [...] La religion des Guèbres rendit autrefois le royaume de Perse florissant ; elle corrigea les mauvais effets du despotisme : la religion mahométane détruit aujourd’hui ce même empire. » De l’Esprit des lois, XXIV, chap. 3, 4 et 11.
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