Passante
5 février 2015 22:14
merci pour ce parcours de lecture remarquable.
deux points cependant :
1/ que le milieu autour du prophète soit lettré ça ne fait pas de doute,
mais :
la théorie de l’import direct ou de la traduction, même par fragments réunis,
ne saurait tenir pour l’ensemble ;
même si l’analyse en code démontrait plusieurs voix du tanzîl, comme un choeur coranique,
la puissance de la langue est inouïe, je répète : inouïe.
mais par contre bien visible, sur tous les écrans...
donc l’hypothèse traduction,
du point de vue de l’excellence incommensurable de la langue,
de la puissance inégalée de l’inspiration,
cette hypothèse non,
sinon osmoses certaines entre les traditions, oui.
2/ il me semble difficile de considérer que
le même homme, la même plume, la même école, que sais-je,
ait rédigé à la fois l’épître de Jacques, si pointue dans son style,
et d’un autre côté le chef-d’oeuvre du protévangile
dont toute la résonnance est si lointaine du ton et de la manière de l’épître,
seul un grec de souche pourrait ici trancher.
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