jean-christophe
5 décembre 2006 10:54
Le positionnement de l’UDF comme parti Libre, tel qu’il a été voté par les militants du congrès de Lyon, se traduit par une véritable opposition à l’UMP sur certains sujets, comme le projet de loi sur le role positif de la décolonisation, le budget, le CPE et la fusion GDF-Suez. Evidemment, certains parlementaires UDF qui ont été élus grâce aux voies des électeurs de droite après accords avec l’UMP sont réticents. Mais concernant les militants et sympathisants, la volonté d’independendance est revendiquée haut et fort par une écrasante majorité. Concernant les investitures aux législatives, L’UMP qui souhaite un accord a annoncé ne pas présenter de candidats dans les circonscriptions où un parlementaire UDF est en place. L’UDF a refusé tout accord et répondu qu’elle investirait des députés dans les 577 circonscriptions. C’est je crois la mielluere preuve d’indépendance. Des sondages récents indiquent que 50% des sympathisants UDF voteraient à gauche au second tour au cas ou Bayrou n’y serait pas. Il y a fort à parier que des coalitions locales, parfois centre gauche, parfois centre-droit veront le jour au lendemain des législatives. S’il est vrai que l’UDF n’envisage pas de gouverner seule, elle entend créer une coalition avec des personnalités potentiellement capables de depasser le cadre partisan classique : de Strauss Kahn à Borlo pour faire simple.
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