César Castique
26 mars 2015 10:41
« Elle exprime un équilibre utopique où, au sein d’une communauté, la totalité des productions des membres égalerait la totalité de leurs besoins. »
Un équilibre utopique et totalitaire, car il faut bien comprendre qu’il s’agit des besoins élémentaires - la formule elle-même repose sur le niveau de vie et le pouvoir d’achat du prolétaire du milieu du XIXe siècle -, déterminés par des technocrates, sur le modèle du rationnement de temps de guerre.
« En d’autres termes, l’offre résultant de la production épouserait parfaitement les demandes des consommateurs. »
Ben voyons, vous vous moquez de qui ?
Il n’y aura plus de demandes des consommateurs, il y aura les produits dont la fabrication a été rigoureusement planifiée, afin de mettre en adéquation la « totalité des productions des membres » et « la totalité de leurs besoins ».
Alors, non merci, sans façon.
P.S. - Vous soulevez un problème de fringues que ne se posera pas. puisque l’unicité des modèles - économique, rationnelle, respectueuse de l’environnement - fera que plus personne ne paraîtra pouilleux ou ridicule, puisque tout le monde paraîtra pouilleux ou ridicule, et que c’est la comparaison qui crée la gêne.
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