Hervé Hum Hervé Hum 28 octobre 2015 12:56

Tu écris

Tout est perverti en l’homme ou susceptible de l’être. Car plus rien n’est naturel. Au point que le naturel est banni comme un obscurantisme ou bien dévoyé, dans l’expression : « chasser le naturel il revient au galop », qui décrit plus l’irrationnel d’une personnalité qui ne peut être guéri, dépassé ou compris qu’une pulsion naturelle qui s’adapte aux circonstances.

En fait, pour comprendre ce dicton il faut lui rajouter la cause et la conséquence et on obtient l’expression suivante :

« chasser le naturel par la conséquence, il revient au galop par sa cause » Autrement dit, il n’est possible de changer le naturel qu’en changeant la cause et non la conséquence !

Ce que Bossuet traduit par le non moins pertinent aphorisme :

« Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences » ; Bref, c’est dire la même chose de manière différente !

Est ce que c’est hors sujet ! Peut être pas, cela dit surtout que tant qu’on ne regarde et jugent que les conséquences, on continuera à subir les causes.

Mais qu’elles sont les causes alors ? Ben, toujours la même chose.... La propriété (toujours des moyens de productions et de son financement) !

Cette propriété qui divise les humains en deux catégories, ceux qui possèdent une propriété et ceux qui en sont dépourvu, divise en même temps ceux qui disposent des droits et ceux qui disposent des devoirs.

Ici, tu peux te demander que vient faire le racisme ? Eh bien, le racisme consiste à défendre l’idée que certains ont plus de droits que les autres, voir que ces derniers n’aient aucun droits, seulement des devoirs, quand on leur laisse la vie. On parle plus de discrimination de classe que de racisme, mais c’est le même principe, il permet surtout de mettre en avant certains racisme et de dissimuler les autres. De déplacer le racisme au niveau des apparences et non au niveau des êtres.

Sur ce principe là, peu importe alors qu’une personne n’aime pas les noirs, les arabes, les blancs, les juifs, etc, seul importe de savoir s’il est en équilibre entre ses droits et devoirs. Ceci car, dès lors, il ne peut aller au delà de cet équilibre qui lui est propre et ne peut être étendu ou plutôt pris sur autrui.

Donc, peu m’importe qu’une personne soit raciste si elle respecte le principe d’équilibre entre droits et devoirs car elle ne pourra pas propager son racisme au delà de ce même principe. autrement dit, ce principe interdit de systématiser le racisme par l’interdiction de disposer de plus de droits que de devoirs. L’égalité est dans cet équilibre et non dans son appartenance à une communauté ou une couleur de peau.

Prenons l’exemple des gitans, si aux droits des gens de voyages, ils accomplissaient leur devoirs, rien ne pourrait leur être reproché et d’ailleurs, les attaques contre leur communauté repose sur ce déséquilibre. Au droit de disposer de terrains pour bivouaquer, leur devoir est de le laisser dans le même état ou même en meilleur état et non dans un état dégradé. Le problème, c’est que vivant dans une société irresponsable car ne reposant pas sur l’équilibre entre droits et devoirs, ils peuvent estimer êtres affranchis de tout devoirs. Participant ainsi à creuser le déséquilibre au lieu de le réduire.

La veine du racisme, c’est la différence de traitement et la plus grande et violente différence de traitement est celle lié à la propriété, de laquelle ruisselle toutes les autres.

Ce n’est pas la richesse qui ruisselle, mais la violence, la misère, le racisme, l’injustice, etc.


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