PM (---.---.71.248) 8 août 2005 12:30

Le vrai manque de cohérence de Kyoto est le retrait des USA et de l’Australie. Il est important de connaître la contribution des différents pays au problème mais il faut aussi la ramener au nombre d’habitants.

Pour une population mondiale d’environ 6 milliards d’habitants : les émissions de CO2 sont de 4 tonnes par terrien alors que la capacité d’absorption de la Terre n’est que de 1.81 tonnes par terrien, d’où la perturbation de l’écosystème.

Emissions par habitant de quelques pays (en tonnes de CO2 par habitant ) :

Inde : 1.06

(Capacité d’absorption de la Terre = 1.81)

Chine : 2.20

(Moyenne mondiale = 4)

France : 6.16 Japon : 9.35 Royaume-Uni : 9.50 Allemagne : 9.57 Russie : 9.86 Australie : 18.00 USA : 19.80

Il est irréaliste et injuste de fixer un objectif de réduction à la Chine et à l’Inde alors que leurs émissions par habitant sont en dessous de la moyenne mondiale !

Il faut donc que les pays développés abaissent cette moyenne mondiale en réduisant fortement leurs émissions car ils sont de loin les premiers responsables du problème. Par ailleurs ils ont plus les moyens financiers et technologiques de faire cet effort que les pays en développement.

Tant que leurs émissions par habitant sont inférieures à la moyenne mondiale, les pays en développement refuseront de réduire leurs émissions de CO2 mais on peut les convaincre de ralentir cette augmentation en leur fournissant des technologies moins émettrices et en leur proposant un modèle de société plus sobre (les transports en commun et le train plutôt que le 4X4 de luxe et l’avion, un niveau de vie correct malgré des émissions de CO2 basses...).

Si ça tourne mal nous serons tous perdants mais c’est bien les pays développés qui peuvent et doivent montrer l’exemple. C’était l’idée de Kyoto (« protéger le climat, une responsabilité commune mais différenciée... »). Kyoto n’a jamais été une fin en soi mais le début d’un processus devant durer des décennies.

Pour l’après-Kyoto, plusieurs idées circulent pour engager les pays en développement mais avec des contraintes moins fortes que pour les pays riches (Contraction & Convergence, multistage approaches...)

N.B : On parle ici des émissions annuelles. Si on s’intéresse aux émissions cumulées année après année, la responsabilité des pays industrialisés est encore plus écrasante.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe