Il y a une époque, pas si lointaine, où les ouvriers se faisaient fusiller devant leurs usines parce qu’ils faisaient grève. Le bourgeois qui vivait de ses rentes, c’est à dire des fruits du travail de ces ouvriers, jugeait en toute bonne conscience et certitude de sa supériorité de classe, que ces animaux n’avaient que ce qu’ils méritaient.
Aujourd’hui, le pouvoir ne fusille plus les ouvriers, il les écrase de tout son mépris.
« Ce n’est pas la CGT qui fait la loi en France. Dans une démocratie, chacun peut débattre ! » En clair, c’est le premier ministre qui fait la loi et pour le reste, cause toujours. Tout ce beau discours devant des parlementaires médusés à qui l’on vient d’imposer un 49.3 sans discussion.
L’arrogance du « caudillo » à la mâchoire d’acier, ne connait plus de bornes.