Jean Keim
14 juin 2016 09:27
J’aime bien votre écrit, par d’autres cheminements il rejoint mon propre itinéraire.
Il nous est presque impossible de ne pas avoir de croyance, ne serait-ce que celle de croire que le savoir sera notre salut.
De même qu’il n’y a qu’un processus de la pensée qui se manifeste dans des circonvolutions innombrables, il n’y a dans le savoir qu’un contenu, agrégats de savoirs disparates, dans lequel la croyance peut être vue comme un de ses composants.
Il y a des savoirs concrets comme la somme des savoirs-faire pour travailler le bois et devenir menuisier, ou le chemin que je dois emprunter pour aller à la boulangerie. Ils sont indubitablement utiles.
Il y a des savoirs abstraits qui reposent finalement sur des croyances, la religion, l’économie, la politique ... en abusent.
Les savoirs se mélangent les uns s’appuyant sur les autres avec leurs axiomes, des droites parallèles ne se coupent jamais et l’âme est immortelle.
Finalement si un savoir est utile pour bien-mieux vivre acceptons le provisoirement, et s’il heurte d’autres savoirs alors soyons vigilant quand à sa véracité et à sa pertinence.
Et (j’ai la faiblesse de croire que ?) il y a quelque chose de fondamental à découvrir - dans le sens d’enlever le voile et cette chose ne peut être que vide de tout contenu.
Et nous aurons toujours besoin de savoir comment vivre dans notre environnement.
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