Christian Labrune Christian Labrune 1er août 2016 18:35

Pour mettre un point final à la discussion portant sur un article particulièrement inepte, j’invite ceux que cette question intéresserait à consulter deux documents qui doivent dater de 2012 et qui sont, d’une part une lettre de 138 théologiens sunnites et chiites à Benoît XVI, et d’autre part la réponse très polie du pape à ce qu’on pourrait à bon droit considérer, quand on est athée comme moi, et point du tout lié par les règles de la bienséance diplomatique, comme une véritable insulte. En gros : étant donné la supériorité de l’islam, il ne reste au pauvre Benoît qu’à changer de religion. Difficile d’être plus grossier.

Nos théologiens proposent une sorte de long et très indigeste « digest », comme disent les Anglais, des conceptions coraniques, en évitant bien entendu de citer un certain nombre de versets qui seraient particulièrement odieux pour toute personne munie d’un encéphale, mais cela ne les empêche pas de reproduire des passages qui fulminent contre les « associateurs », c’est-à-dire les chrétiens. Il poussent l’audace et la provocation jusqu’à citer la Fatiha, que tout musulman doit réciter comme un perroquet, et qui se termine par cette phrase immonde, laquelle stigmatise depuis des siècles les juifs et les chrétiens : «  Guide-nous dans la voie droite, La voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non la voie de ceux qui ont mérité Ta colère ni celle des égarés « . Une prière que Wafa Sultan, musulmane syrienne désormais détachée d’une religion qu’elle abhore, a su magnifiquement analyser dans son livre « L’islam en question » dont on ne saurait trop recommander la lecture, en particulier à tous les musulmans.

Pour les gens pressés, je reproduis ci-dessous deux petits extraits de ces documents qu’il vaut mieux, évidemment, lire in extenso, le dernier rapportant un point de vue de l’abbé François Knittel :  « Laisser croire aux catholiques et à tous ceux qui ne le sont pas, que nous adorons tous le même Dieu est donc une erreur contraire à la raison et à la foi catholique ».

Je l’approuve totalement, même si c’est dans une optique purement comparatiste et pour des raisons qui ne sont assurément pas celles qu’il invoque.

C’est en cherchant sur le Net une autre lettre, toute récente, de musulmans opposés au jihadisme, que je suis tombé sur ces documents déjà vieux. Il paraît que dans ce texte, que je trouverai probablement plus tard, tous les attentats de ces dernières années en France sont évoqués, sauf les meurtres de l’école juive à Toulouse et la prise d’otages sanglante à la porte de Vincennes. Si c’était pour laisser voir et pour ainsi dire souligner un antisémitisme crapuleux, ceux-là auraient bien mieux fait de continuer à fermer leur gueule.

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Lettre au pape Benoît XVI de 138 théologiens musulmans.

http://gric-international.org/2012/approfondir-le-dialogue/textes-musulmans/lettre-de-138-theologiens-musulmans-a-benoit-xvi-et-aux-responsables-religieux-chretiens/

Extrait :

 En effet, la Fatihah – qui est le chapitre le plus important du Coran [7]– commence par la louange adressée à Dieu :

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux Louange à Dieu, Seigneur des Mondes ! Le Clément, le Miséricordieux Le Roi au Jour du Jugement dernier C’est Toi que nous adorons ! C’est Toi dont nous implorons le secours ! Guide-nous dans la voie droite, La voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non la voie de ceux qui ont mérité Ta colère ni celle des égarés !(Al-Fatihah, 1:1-7)

La Fatihah, récitée au moins dix-sept fois par jour par les musulmans dans les prières canoniques, nous rappelle la louange et la gratitude qui sont dues à Dieu pour Ses attributs de Bien infini et de Toute-Miséricorde ; pas seulement pour Sa bonté et Sa miséricorde à notre égard en cette vie, mais, en dernière instance, le Jour du Jugement [8] quand elles compteront le plus, et quand nous espérerons être pardonnés pour nos péchés.

Commentaire situé au bas de la page internet qui contient la réponse de Benoît XVI

http://archives.fsspx.org/fr/a_reponse-du-pape-a-la-lettre-de-138-religieux-musulmans

 Sur l’idée fausse que les catholiques et les musulmans ont la foi au même Dieu unique, nous renvoyons nos lecteurs à l’étude de l’abbé François Knittel parue dans Nouvelles de Chrétienté de décembre 2007. Cet exposé très clair s’achève sur les lignes suivantes : « Laisser croire aux catholiques et à tous ceux qui ne le sont pas, que nous adorons tous le même Dieu est donc une erreur contraire à la raison et à la foi catholique. C’est un manque de charité envers les égarés que l’on entretient dans l’erreur. C’est un manque de charité envers les catholiques qu’on met en péril de perdre la foi catholique ». « Que faire alors ? », se demande l’auteur, et il répond avec saint Pie X : « La doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur où nous voyons plongés nos frères… Si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, il n’a pas respecté leurs convictions erronées, quelques sincères qu’elles paraissent : il les a tous aimés pour les instruire, les convertir et les sauver. »  (« Notre charge apostolique », 25 août 1910)




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