MAIBORODA
17 janvier 2018 09:20
Toute révolution s’accompagne d’excès répressifs.
Cf. la révolution française, la révolution bolchevique, la révolution khmère rouge (liste non exhaustive, cela va de soi).
- La violence est parfois théorisée et proclamée comme un moyen incontournable pour faire prévaloir le changement.
- Elle est utilisée pour contrecarrer la réaction des ennemis déclarés, et des tenants de l’ordre précédent, ce qui peut aisément se concevoir.
- Elle est utilisée pour « prévenir » ou anticiper toute réaction (cela constitue en soi une dérive).
- Elle est utilisée pour affermir la prise de pouvoir. Mais le pouvoir, c’est bien connu, corrompt. Il arrive même à ceux qui se sont installés au pouvoir de « liquider » ceux de leurs compagnons restés fidèles aux idéaux initiaux alors qu’eux-mêmes les oublient, les dénaturent ou les transgressent (cf. la répression de la révolte des marins de Cronstadt ou l’envoi au goulag des révolutionnaires de la première heure).
- Elle est utilisée enfin pour jouir des délices du pouvoir en faisant perdurer un discours révolutionnaire qui se transforme vite en slogans creux, en « langue de bois », voire en mensonge permanent.
Mais à dire vrai, les « contre-révolutions » et les « contras » connaissent les mêmes excès et les mêmes dérives.
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