Aristide
6 février 2018 18:05
L’idée principale est donc que « les peines alternatives à la prison ont un GRANDE influence sur le taux de récidive ».
Si on ne peut nier une influence, les valeurs souvent mise en avant sont fausses. Pour deux raisons, la première est liée à la nature même de la population des condamnés à des peines alternatives, les juges tiennent bien évidement compte de leur situation et donc de leur potentialité à profiter de cette chance donnée. Ces condamnés à des peines alternatives offrent donc des gages plus importants que ceux qui n’en sont pas bénéficiaires.
La seconde est purement statistique.
Les fausses « évidences » on la vie dure, voir "Peines d’emprisonnement ou peines alternatives :
quelle récidive ?
En comparaison du taux de condamnation à l’emprisonnement ferme, dans les 5 ans des
sortants de prison (61%), on trouve un taux comparatif de 52 % pour le SME, 43-44% pour
le SME-TIG ou le TIG peine principale et 36 % pour le sursis simple. La règle précédente est
donc quelque peu malmenée : les écarts se resserrent, la comparaison reste en défaveur de la
prison et à l’avantage du sursis simple, suivi de près par le TIG (avec ou sans SME).
Pour ce qui concerne les taux de recondamnation (niveau 1), les modifications sont encore
plus nettes : Le TIG se retrouve avec le même taux de recondamnation que les sortants de
prison (72%)11, suivi de près par le SME (68%) et le SME-TIG (65%), et le sursis simple
n’est pas très loin (62%).
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