papijef
28 février 2018 16:37
Je continue avec la philosophie à 2 balles de Mélenchon. L’implication philosophique de sa « théorie » de la révolution, mais « citoyenne », est une philosophie de la rupture, comme je le disais plus haut.
Toute la philosophie dont il se réclame est incapable d’imaginer la transition, elle ne peut qu’imaginer la rupture. Deux exemples pour faire comprendre : 1- la couleur grise. La philosophie de la « raison »ne peut en parler qu’en l’opposant au noir ou au blanc, mais non en tant que gris. 2- De même pour la glace fondante : soit un état solide, soit un état liquide. Mais un état qui serait autre est impensable dans la philosophie du logos.
Si nous parlons du réchauffement climatique, les 1° de différence ne sont que la manifestation d’un processus qui travaille à travers le temps, tout comme la transformation sociale amenée par la bourgeoisie travailla depuis le 13è siècle jusqu’à aujourd’hui, et la grande révolution correspond au 1° que nous constatons, alors que le processus est toujours à l’oeuvre. La révolution méluchonienne parviendra-t-elle à stopper net le réchauffement ? La révolution prolétarienne, où que ce soit, a-t-elle jamais mis le peuple au pouvoir ?
La seule philosophie dont se réclame notre philosophe des fêtes foraines, c’est celle de la métaphysique, selon laquelle "la connaissance du monde, des choses ou des processus en tant qu’ils existent « au-delà » et indépendamment de l’expérience sensible que nous en avons« (Wikipedia).
Vouloir une révolution, et c’est bien l’étendard que brandit le méluche, derrière lequel se range sa bande de braillards, c’est l’incapacité de voir que les changements se font souterrainement, sans opposition, parce que, comme l’eau ils s’écoulent dans les interstices. C’est aussi l’incapacité de voir, lire, la transition, les transformations silencieuses, et vouloir nous entrainer à sa suite sur des sentiers périlleux. Deux exemples ? La révolution russe de 1918 ne finit pas avec Poutine. La révolution chinoise avec Mao (40 millions de morts de faim) ne finira pas avec l’empereur Xi Jinping.
Non, alinea, pour moi pas de mélenchon. Je te veux en avant de ma manif avec la pancarte »Bannissez Mélenchon".
A suivre : comment merluche est prisonnier du langage-pensée qu’il utilise.
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