C’est le résistant communiste Fernand Grenier qui a défendu le plus fermement les droits politiques des Françaises à l’assemblée, et le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger a adopté le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ».
Un mois après, le 21 avril, le général de Gaulle a ratifié une ordonnance qui, à l’article 17, prévoyait le vote des femmes et leur éligibilité.
Jusque là, la principale opposition à cette équité minimale venait des Rad-Soc qui avient peur que les ménagères (dont très peu étaient salariées) votent comme le curé, car elles continuaient à fréquenter l’église dans les campagnes alors que le pays était en majorité rural.