"C’est à partir de l’analyse des précédents mouvements, et des
échanges directs avec les cheminots, que la CGT a proposé cette modalité
de 2 jours de grève sur 5. Le constat était sans appel : dans les
mouvements classiques, les cheminots cessaient la grève rapidement pour
des motifs financiers, et ils n’y revenaient plus. Au bout de 5 ou 10
jours il ne restait que les militants, dont le nombre ne suffisait pas à
avoir un rapport de forces assez important. Le patronat n’avait donc
qu’à jouer le pourrissement. Le vote des réformes à l’Assemblée
représentait alors souvent une date butoir symbolique qui mettait un
terme à la mobilisation.
Il fallait donc imaginer une stratégie qui tienne compte de cette réalité."
Les syndicats commenceraient-ils à ouvrir les yeux sur la réalité d’aujourd’hui ? Encore un effort Laurent Brun, pour faire de la politique de l’Union Européenne une question centrale.
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