Ciriaco
13 juillet 2018 13:34
Que voilà un bon sujet !
Il y a cette société de l’information, qui a parfaitement rôdé la rentabilité de son modèle économique. Nous nous n’avons peut-être jamais eu autant d’objets de détestation - ou mieux de mécontentement - dont la connaissance réelle du sujet - conditionnée par la proximité - est, paradoxalement, l’inconnue d’à peu près tout le monde. Quid de la réalité ? Transformé ainsi, surdéterminé, clivé, segmenté.
Il y a aussi cette machine incroyable, dont vous évoquez la réalité des aspects, à l’heure où tout ce qui est de l’idée du groupe devient critiquable, à l’heure même où la sociologie est mise en demeure au profit d’une nouvelle science extrêmement inquiétante (j’en parlerai bientôt), en somme à l’heure d’un libéralisme écrasant toute fibre plus holiste. C’est effectivement les structures du commun qui sont en péril. Une supra-machine qui prend de l’autonomie à ce point qu’en sortir est se mettre soi-même en danger, qu’il s’agisse de la personne ou d’une nation (l’exemple de la Grèce est assez parlant) et qui fait de la raison une unique politique de son pilotage, via une fragmentation totale, dans le champ complet de l’être à l’avoir.
Une supra-machine, vous avez entièrement raison, qui pousse le monde dehors - où pourrait-il aller ? - et pour la minorité des plus lucides, le monde au mieux encore ressentie et raconté.
Tout, absolu tout, suit cette extrême tendance. Je regarde dans ma ville ces nouveaux bâtiments refléter du soleil que le métal, inaptes à prendre le temps, inaptes à dire quelque chose qui vaille, sous le sourire et la fierté débile des dévoreurs de monde, tandis que s’abrite entre leurs murs saillants leurs essentiels de plastique.
N’abandonnez jamais, vous êtes sur le bon fil !
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