Mélusine ou la Robe de Saphir.
23 avril 2019 13:26
Suite : Trois approches sont nécessaires : l’analyse verbale du discours spontané (notamment les interviews), l’analyse non verbale des expressions faciales et des gestes, les questionnaires des proches et des adversaires.
Après la théorie, l’ouvrage propose les profils de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. La première serait une méticuleuse-ambitieuse, consciencieuse et intègre, mais aussi rigide et autoritaire. Le second un ambitieux-dominant narcissique compensatoire, inventif et hyperactif, mais aussi méfiant et instable.
La psychologie politique peut-elle prédire le choix des électeurs ?Non, les paramètres en jeu sont trop nombreux. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que ce choix n’est pas rationnel, mais émotif, et que la communication non verbale est cruciale. Pour P. de Sutter, le sourire de S. Royal était un de ses atouts, par exemple.
Mais le plus cocasse, c’est que si les fous sont au pouvoir, c’est parce que nous les y avons mis justement parce qu’ils sont fous. Oui, nous votons pour les plus fous, pour les séducteurs, les menteurs et les enjoliveurs. Parce que leurs défauts nous rassurent sur nous-mêmes et que nous préférons voter pour ceux qui nous ressemblent plutôt que pour les rationnels ou les académiques. Celui qui peut être élu n’est pas forcément celui qui fera le bon dirigeant. L’électeur est peut-être plus fou que celui qu’il élit.
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe
