velosolex
29 octobre 2019 12:43
Un autre artifice de ce genre de discours, est d’utiliser les déclarations de quelques indigènes folkloriques, comme ce Pierre Barhés, que l’auteur cite, pour faire preuve.
Un type, nous dit l’auteur, qui se plaignait déjà il y a deux siècles que les saisons n’étaient pas comme avant. Pierre Barthes a donc autant de poids que les analyses croisés non seulement de la Provence, ou du Languedoc, mais de toutes les régions du monde, et qui nous disent, preuves à l’appui, que notre époque est exceptionnelle, en ce sens que les catastrophes qui la traversent, ne sont plus locales, mais générales, endémiques, et liées évidemment à l’activité humaine, industrielle, et agricole, dans sa version productiviste, sur fond d’une démographie humaine galopante, déjà responsable de l’apocalypse des animaux. Ceux ci étant en première ligne, à la place pourrait on dire de ces pauvres poilus de 14 ; nous regardant de loin la ligne de front dans les faubourgs de Paris.
A vrai dire n’importe qui de sensé tombe d’effroi en constatant au niveau de sa propre vie, pourvu qu’il soit né dans les années 50, comment ce pauvre monde a changé, et que l’heure fatale se rapproche, sans catastrophisme, mais sans optimisme béat, ni déni. Regarder donc les choses en face, comme maintenant les gamins le font. Ce qui en fait rire certains…..
Que penserait PIerre Barthes de la disparition des grillons, des oiseaux qui enchantaient son univers ?...Il en tomberait à la renverse, sans aucune doute, encore bien plus qu’à la vision des voitures, et du saccage du paysage au hachoir des bouchers..Il demanderait des explications à dieu, irait à l’église brûler un cierge. Mais voilà longtemps maintenant que Dieu est resté coincé dans l’ascenceur
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