L’état bourgeois s’est construit en confisquant aux féodaux
le droit d’utiliser la violence pour leur propre compte et en s’en attribuant
le monopole.
Dans « les deux violences » Onfray met au jour les
violences structurelles et les injustices économiques : « On aurait tort de
braquer le projecteur sur les seules violences individuelles alors que tous les
jours la violence des acteurs du système libéral fabrique les situations
délétères dans lesquelles s’engouffrent ceux qui, perdus, sacrifiés, sans foi
ni loi, sans éthique, sans valeurs, exposés aux rudesses d’une machine sociale
qui les broie, se contentent de reproduire à leur degré, dans leur monde, les
exactions de ceux qui (les) gouvernent et demeurent dans l’impunité. Si les violences dites légitimes cessaient,
on pourrait enfin envisager la réduction des violences dites illégitimes ».
Comme quoi Onfray peut écrire des choses intéressantes, des
fois.