I.A.
30 novembre 2021 19:17
« Quant au pronom neutre, nous l’avons déjà, on l’a déjà. Il suffit d’étendre son usage : on sont allés au cinéma ! »
Tout à fait d’accord avec vous, le pronom indéfini « on » existe déjà, et il est d’ailleurs inutile de commettre une faute : « on est allé au cinéma », point.
« Wokisme », « déconstructions » ou « inclusivités », j’observe qu’ils veulent absolument mettre un sexe aux mots, aux pronoms, aux professions — ou au contraire ne pas lui en mettre un, ce qui relève de la même obsession éminemment sexuelle... Excusez-moi, mais ça n’est que de l’exhibitionnisme vulgaire, du langage infantilement libidinal.
Les mots n’ont pas de sexe, ils sont « genrés » pour plus de précision, mais ils ont tout de même la possibilité d’être imprécis, indéfinis, impersonnels et pas spécifiquement « genrés ». On peut écrire « les gens » ou « la foule » plutôt que « ils », ou « cette personne » plutôt que « ce garçon »... Vouloir « dégenrer », c’est finalement avouer qu’on ne maîtrise pas la langue française.
Autant « celzéceux » me paraît enrichir notre argot, autant je n’en ai rien à faire de leur « iel ». Je continuerai donc à écrire classiquement, y compris officiellement, et je m’en fiche que ça fasse réac, ringard ou obsolète.
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