Pauline pas Bismutée
10 janvier 2022 09:34
Tout à fait vrai, mais un peu succinct quand même !
Où je bossais, en plus, par exemple :
Être auprès du patient quand le toubib annonce : paralysie définitive, « fin du voyage » (direction soins palliatifs), etc….et si le patient n’est pas conscient à ce moment-là, on est avec la famille du patient (« conférence de famille »), à essayer, comme on peut, de rendre tout ça un peu moins brutal
Être avec le patient quand celui-ci « craque », n’a plus d’énergie pour faire face aux tests, aux opérations, aux efforts quotidiens, comme respirer par lui-même quelquefois 5 minutes par heure débranché du respirateur (pour requinquer le diaphragme et muscles inter costaux etc…)
Les exemples prendraient des pages…..
Ah, j’oubliais : en plus d’éviter que les patients instables passent de l’autre coté (préparer les drogues et infusions d’urgence), décider d’appeler un « code » (mesures de ressuscitation) et passer des heures à « stabiliser » le patient, etc…
Et aussi, oui, nettoyer les diarrhées à répétition, (mais c’est plutôt positif dans un sens, ça fonctionne encore !)….
Sinon il y a aussi les toilettes mortuaires, bon, je passe…
Les infirmières sont les témoins du meilleur et du pire de l’humanité, et ont le privilège (oui, privilège, du moins quand ils/elles aiment leur métier) d’essayer d’aider des êtres dans leur état le plus vulnérable à recevoir les soins nécessaires avec respect, amour et dignité.
Les « vrais » soignants se reconnaîtront, un grand salut à eux tous.
PS Une fière d’avoir nettoyé beaucoup de culs (et autres) !
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