velosolex
10 janvier 2022 11:17
« Nettoyeur de cul », sauf votre respect, ça me semble un peu restrictif comme mise en avant du métier d’infirmière, et d’infirmier, ne l’oublions pas quand même. C’est comme si vous disiez qu’un médecin est un cracheur d’ordonnances.... La complexité et la polyvalence du métier sont de plus en plus importantes, ainsi que les responsabilités. Possibilité maintenant d’accéder en deuxième ou troisième année de médecine. Ce qui peut à terme résoudre la désertification médicale. Non, l’infirmière n’est pas que le supplétif du médecin, il est le collaborateur. Un téléphone dans une main, le pied d’une perf dans l’autre, un œil sur l’ordi pour regarder les consignes sur un patient en détresse respiratoire, et l’interne demandant de faire un electro-cardio dans la 5. Et deux sonnettes de chambre qui sonnent en même temps au tableau, le coup de téléphone d’une famille demandant des nouvelles à une heure où c’est pas indiqué, la coupe est pleine souvent.
J’ai quitté le boulot. La nuit souvent je rêve que je suis encore la bas. Je me réveille, avec cette question angoissante : « Qu’est ce que j’ai oublié de faire, de noter sur l’ordinateur, de communiquer avant de partir. Je suis en sueur. Il m’arrivait d’appeler les collègues la nuit. Les garde barrières d’antan avaient eu aussi ce problème quand ils partaient en retraite. Dix ans après, des études montraient que leur encéphalo gramme était perturbé à l’heure du passage des trains, où ils devaient se réveiller, pour fermer les barrières.
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