PascalDemoriane 2 février 2022 11:28

« il faudrait 500 000 créations de logements par an pendant 5 ans pour résorber le déficit en nombre de logements. »

Je crains fort que même munis de ces 500 000 logements requis, on obtienne simultanément autant de carence et de vacance de logement et autant de SdF ou de précaires désocialisés potentiels. Puis sans fond, cercle vicieux structurel inhérent au capital, le modèle socio-économique immobilier financiarisé a besoin et génère des précaires carencés comme le modèle d’exploitation salarial a besoin de chômage et de migrants précaires.

Dans les assos on se répète la donnée statistique publiée bien connue évaluant à 70-65 % les ménages français éligibles au logement dit social, mais on omet complaisement de dire l’essentiel : çà veut juste dire que le modèle socio-économique n’est pas fait pour les besoins positifs de logement des gens, mais pour les dominer par la menace de carence, la valeur négative.
Pourquoi ? Parce que la notion même de valeur capitalisée du bâtit n’existe que du fait de la tension négative de son carencement réciproque. C’est systémique donc sans solution !
Le « système » de rente spéculative, publique ou privée, met donc cruellement les travailleurs sociaux et assos de solidarité en posture de pompiers pyromanes malgré eux, elles. Je cite un des leurs me disant « tu sais, on reloge les uns pour en jeter indirectement d’autres par la fenêtre, on le sait bien ! »

Que cela ne décourage pas les assos, mais au contraire pousse les électeurs à comprendre que sans une force politique populaire souveraine nationale hors UE, très offensive, le problème n’avancera pas.


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