Si on s’en tient à l’étymologie, connaître (l’objet de cet
article) c’est « naître avec », co-naître.
Pour la science classique, connaître, c’est décomposer un
objet ou un concept puis le recomposer.
Pour la physique quantique, ce qui importe c’est
l’interaction entre l’expérimentateur et l’objet observé, et là, il s’agit bien
d’une « co-naissance ».
Il en découle que toute représentation du monde est
forcément incomplète et que la science fonctionne comme la représentation par Picasso
d’une même femme vue sous des angles différents sans pouvoir réunir les
morceaux du puzzle.
Tant que l’interaction cognitive ne s’est pas produite entre
nous et un point de l’univers, des degrés de liberté subsistent pour
l’organiser dans divers systèmes possibles, mais la connaissance fige une
configuration précise.
Pas de transcendance dans tout ça. C’est 100% contingent.