Avant les Grecs, les Egyptiens
considéraient l’Akh comme une composante invisible et immortelle de
la personnalité d’un individu (tout comme l’âme-Ba, l’ombre-Shout
et la magie-Heka).
Chez Jung, dans la « psychologie des
profondeurs », le couple anima-animus joue un rôle important.
Il a emprunté les deux termes et leur
symbolisme à la philosophie médiévale. Ils désignent,
respectivement, l’âme (anima) et l’esprit (animus), qui se situent
au-dessus du corps dans le dogme hérité des cultures de
l’antiquité.
Cette hiérarchie est toujours présente
dans l’inconscient collectif occidental, ne serait- qu’à travers le
vocabulaire (animation, inanimé, l’âme du violon, se donner corps
et âme, etc.).
Mais ce n’est pas parce qu’on continue
à parler de « voûte céleste » ou de "coucher du
soleil" que cela valide le géocentrisme.