SEPH
11 février 2023 17:18
S’il y a bien une mesure considérée comme une avancée sociale dans la controversée réforme des retraites, c’est celle des fameuses pensions minimales revalorisées à 1 200 euros brut pour les actuels et futurs retraités. Certains journalistes tels que Léa Salamé ont considéré cet argument du gouvernement, comme étant celui du « 1 200 euros pour tous ».
Or, pour les toucher il faut remplir plusieurs conditions, dont celles d’une carrière complète (non hachée). L’économiste Mickaël Zemmour pointait du doigt sur France inter le 7 février, un certain flou gouvernemental : « Il n’y a pas de pension minimale à 1 200 euros dans la réforme », déclarait-il, détaillant la véritable mesure : « La seule mesure qu’il y a dans la réforme c’est une revalorisation de certaines petites pensions si vous n’avez pas de décote. Cette revalorisation est comprise entre 0 et 100 euros et c’est plutôt 33 euros en moyenne pour les nouveaux retraités, 50 euros en moyenne pour les retraités actuels. »
Une retraite de 1.200 euros brut minimum pour tous, promet le gouvernement ? « C’est complètement faux », estime l’économiste Michael Zemmour.
« Aujourd’hui, vous avez cinq millions de retraités qui sont sous les 1 200 euros. Les seuls qui vont passer la barre [des 1 200 euros], ce sont ceux qui sont à 1 100 euros ou plus. Et vous aurez toujours au terme de la réforme 4,2 millions ou 4,3 millions qui seront sous les 1 200 euros », précise-t-il.
Allant plus loin, Mickaël Zemmour note que même les salariés ayant une
carrière complète « ne seront pas garantis d’avoir 1 200 euros », évoquant
une simple « revalorisation du minimum contributif c’est à dire la
pension de base sans l’Agirc-Arrco ». Face aux journalistes étonnés du
raisonnement, l’économiste a constaté que « « c’est pour cela qu’il y a un
problème démocratique », nombre de Français ayant compris « que tout le
monde aurait 1 200 euros minimum ».
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