Allez, encore un détail amusant que j’ai oublié de vous dire :
Les oeufs du ver à soie s’achetaient dans de petits sachets en tissus de lin. Et les femmes, pour les faire éclore à l’aise et plus vite (il ne fait pas chaud en mars) portaient ces petits sachets tout près de leur peau, sous la chemine nuit et jour pendant quelques jours.
Puis, à l’apparition des minuscules feuilles de mûrier, elles déposaient ces oeufs presque éclos sur un lit de foin. Et ça commençait à gigotter et à grignoter.
J’ajoute que les mûriers faisaient, au début de l’été, de petits fruits juteux dont on faisait de très bonnes confitures.