jjwaDal jjwaDal 8 août 2025 16:26

Il faut parler des faits plus que des intentions. Par ex une des dépenses les plus contestables de l’Etat (10% de son budget) est la charge de la dette (le remboursement des intérêts).
Il faut savoir qu’au milieu des années 1970, les Etats européens ont décidé de se faire rançonner par les marchés financiers plutôt que de créer leur propre monnaie gratuitement et se la prêter à taux zéro . Motif officiel ? Si l’Etat disposait de la planche à billet, il ferait chauffer la carte bleue et finirait malgré l’absence d’intérêt à crouler sous la dette. Un demi siècle plus tard on s’aperçoit qu’ils croulent sous la dette et après examen c’est essentiellement parce que la charge des intérêts cumulés a plombé leurs finances…
Concrètement puisque les prêteurs sont ceux ayant le plus d’économies à prêter, cela revient à faire rémunérer les plus riches d’entre nous par les plus pauvres (quasiment).
On peut légitimement se poser la question de savoir quels étaient les motifs réels pour sauter à pieds joints dans un nid de serpents, car objectivement si les Etats avaient emprunté depuis 1975 les mêmes sommes, ils seraient marginalement endettés. Mais là on sort du factuel pour explorer les intentions. On peut se demander pourquoi on persiste avec un système qui s’est avéré destructeur pour les finances publiques partout (l’Allemagne est un cas à part pour plusieurs raisons) ? Là encore on doit supposer des intentions.
Pour moi le « complotisme » commence là où on prête des intentions, mais exposer les faits ne peut en être. Par ailleurs formuler des hypothèses sur les intentions n’implique nullement qu’elles sont fausses. Parfois quand ça ressemble à un canard, que ça marche comme un canard et que ça cancane, bah songer à un canard ne semble pas déraisonnable.


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