La dette n’est pas qu’un chiffre. C’est une parole différée, un engagement reporté, une cohérence ajournée. Ce n’est pas son existence qui est problématique, c’est son usage sans vision, sans transparence, sans responsabilité. Quand l’État délègue sa pensée à des cabinets-conseils, il ne sous-traite pas une expertise : il abdique une souveraineté intellectuelle.Et quand il le fait sans rendre de comptes, il transforme la démocratie en gestion d’image.