jakem
13 septembre 08:15
Mes petites contrariétés ne sont rien par rapport aux dangers évoqués par Michel DESMURGET, docteur en neurosciences et directeur de recherche à l’Inserm. Il a publié La fabrique du crétin digital. ( Le Figaro, ce jour ; copié-collé en pls parties )
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1— Cette semaine, deux informations ont fait la une : la dégringolade du niveau des élèves de l’OCDE , notamment à cause des écrans ; et l’inquiétude de certains géants de la tech concernant l’IA qui risque de nous dépasser. N’y a-t-il pas un paradoxe à façonner une technologie superpuissante tout en acceptant tacitement que l’intelligence mondiale collective se dessèche ?
M.D. : D’un point de vue cynique, il faudrait appeler à développer une intelligence artificielle plus performante encore, pour compenser l’affaissement de notre intelligence humaine. Le serpent se mord la queue : plus ces intelligences sont efficaces, plus il est tentant de s’appuyer sur elles pour réfléchir à notre place, au risque d’aggraver encore notre dépendance. Il faut alors nous demander si nous sommes prêts à remettre à ces outils les clés de notre humanité. Sommes-nous prêts à les laisser penser, agir et décider à notre place ; ce qui au-delà de l’éthique et de la morale ne serait pas sans risque ? Si l’on demande, par exemple, à une IA de garder une maison propre, elle pourrait considérer que le mieux c’est de supprimer les humains, car ils sont à l’origine des saletés.
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