Étirév
30 septembre 11:36
Rappelons que la loi du 3 janvier 1973, également appelée « loi Pompidou-Giscard-Rothschild », donnera le coup d’envoi d’une dette qui vampirisera toutes les richesses nationales produites. Aussi, depuis 1974, plus aucun budget de l’état n’a été à l’équilibre.
Avant la loi de 1973, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la Banque de France, qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. La loi de 1973, en interdisant à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnait la Nation à se tourner vers des banques privées et à leur payer des intérêts. Ainsi naquit la dette perpétuelle.
Rappelons également que, arrivé au pouvoir suprême en 1969 après la démission de Charles de Gaulle, Georges Pompidou était un ex-employé de la banque Rothschild comme Emmanuel Macron. On constate que le véritable pouvoir n’a guère évolué en 50 ans, ce qui, en définitive, est la seule chose réellement stable dans ce pays.
Soulignons que la loi du 3 janvier 1973 a été reprise, systématisée et aggravée par l’article 123 du TFUE (Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne) de 2009.
On comprend, facilement aujourd’hui, pourquoi, à peine élu à la présidence de la République en 2007, la priorité de Nicolas Sarkozy (oubliez la lutte contre chômage, la pauvreté, la bêtise, la corruption, les trafics de drogues, d’armes et d’organes ou les paradis fiscaux) était de « s’assoir » sur le « NON » des français au référendum sur le Traité Constitutionnel de 2005, en validant lui même, avec la complicité des pantins corrompus du Parlement, le Traité de Lisbonne, sa copie quasi-conforme.
Est-il utile de préciser que les Traités européens, tels les traités de Maastricht ou de Lisbonne, ne sont que la formalisation politique de la capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.
Mais la France n’est nullement un cas isolé. Les dettes de tous les Etats, aidées par la conjuration de toutes les élites économiques des différentes nations, sont devenues des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d’institutions financières privées, de plus en plus arrogantes et gourmandes.
NB : Dans la foulée de l’effondrement de l’économie britannique à la fin des années 60, allait également commencer la lente agonie du Dollar avec la désastreuse guerre du Vietnam.
Au sujet de cette dernière, souvenons-nous qu’en 1967 le président de la République Française déclarait : « La guerre du Vietnam et celle du Proche-Orient sont étroitement liées ». On sait aujourd’hui que la guerre des Six Jours fut largement une guerre du pétrole. On sait moins que la guerre du Viêt-Nam en est une autre.
En 1971, les USA n’ayant plus suffisamment d’or pour garantir l’intégralité des dollars en or, survient la fin de sa convertibilité dans ce métal précieux. Aussi, à partir de cette date, le dollar américain, en tant que monnaie mondiale sera désormais adossé au pétrole ainsi qu’à la seule force de l’économie américaine (via son dynamisme économique intérieure). Concrètement, à partir de ce moment-là, la valeur du dollar ne repose quasiment plus que sur la force brute des USA, c’est-à-dire leur capacité à faire militairement et monétairement respecter leur hégémonie dans les pays tiers. Au niveau international, il résulte de cette situation la substitution de la notion d’« ordre juridique » par un retour à la « loi du plus fort ».
Le début des années 1970 sera aussi le début d’une grande dérégulation financière. Alors surviendra la « fabrication artificielle des actifs » ainsi que la captation des réserves monétaires des pays tiers, c’est-à-dire les pays dits « alliés », véritables « colonies » financières. On comprend alors, en partie, le pourquoi de la mise en place, en France, de cette loi du 3 janvier 1973.
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