Christian (---.---.22.65) 7 novembre 2005 11:42

Il était déjà devenu difficile de se poser en « donneurs de leçons » depuis la canicule : les 15.000 morts de l’été 2003 (cette hécatombe est une « exception française »). « La faute au gouvernement » étant une excuse facile pour ne pas s’interroger sur la responsabilité des citoyens. Dans le cas des émeutes en banlieue, il faudrait aussi s’interroger sur la responsabilité des citoyens. Sans chercher à excuser les casseurs (comment peut-on penser « No futur ! » à 16 ans, alors qu’on a la vie devant soi. C’était la moyenne d’âge de ces fauteurs de trouble)il faudrait sérieusement se demander comment nous en sommes arrivés là ? Refus de partager avec les plus démunis, de moins en moins de solidarité, peur des cités et de ce qu’elles représentent, déni de vérité par peur du chômage, de la précarité ? Je ne suis pas sociologue, mais j’ai une petite idée sur la question. Créer une nouvelle commission pour trouver des solutions ne servirait à rien. Des tas de conseillers, experts, chargés de mission, bénévoles... ont déjà rédigé des tas de dossiers sur la question, mais personne ne les lit. A chaque nouveau mouvement de révolte, on veut réinventer la poudre. Pourtant, des propositions ont déjà été faites. Les bénévoles qui côtoient tous les jours les jeunes des cités et essaient d’améliorer les choses ont déjà fait des propostions. Mais tout le monde s’en fout. On préfère, dans ce pays, réprimer que prévenir. C’est tellement plus expéditif... et tellement plus spectaclaire. On attend que la marmite explose et on parle de mesures exemplaires. Mais le mal est toujours là, et ne demande qu’à s’exprimer à la première occasion avec violence.


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