Christophe
13 septembre 2008 21:39
@L’auteur,
Sans reprendre les approximations dont certains ont déjà levé l’inexactitude, et d’autres qui n’ont que peu d’intérêt, il convient de souligner que votre article tend à laisser entendre que la Russie a mal agi en Géorgie alors que vous omettez, bien que vous abordiez le sujet en surface, de le comparer à ce qui s’est réellement passé au Kosovo.
Les russes n’ont nullement donné l’indépendance à l’Abkazie et à l’Ossetie, des référendums dans chacune de ces régions de Géorgie ont donné une large majorité favorable à l’indépendance. Une vision purement démocratique, puisque les occidentaux s’en revendiquent les ardents défenseurs, aurait dû nous pousser à reconnaitre ces deux indépendance ; au lieu de cela, les USA et Israël ont armé et entrainé la Géorgie pour, in fine, déboucher sur une agression de la Géorgie envers les ossètes. Par ailleurs, jamais le monde libre et très démocratique n’a daigné faire offense à son allié géorgien en dénonçant cette agression.
Comme relevé plus haut, les russes n’ont donc pas donné l’indépendance à ces deux régions alors que l’occident a donné l’indépendance aux kosovars ; je vous recommande la lecture de la proposition d’accord de Rambouillet négocié entre l’UCK, terroristes albanais anti-serbe, et les USA. Comme quoi, les terroristes, lorsqu’ils sont favorables à nos intérêts ont un tout autre traitement. Je ne vous apprendrai pas que les pays occidentaux, avec leur deux poids deux mesures permanent, ne sont plus du tout crédibles dans nombre de pays et parfois même dans le leur !
Bien entendu, cela ne fait pas des russes des anges, mais nous n’avons pas de leçons à donner et encore moins de conseil à distiller. Comme vous le signalez, tout est question d’intérêt, il y a de bons terroristes et de mauvais terroristes, de bonnes dictatures et de mauvaises dictatures, de bonnes démocraties et de mauvaises démocraties, ... enfin tout dépend dans quel camp vous vous situez.
Ce qui reste assez pertinent consiste à ne choisir aucun camp, mais là nous découvrons que dans nos propres nations, nos belles démocraties et républiques, il y a bien longtemps qu’elles n’en ont plus que le nom et en ont oublié les principes. Nos valeurs ne sont, elles aussi, brandies qu’en fonction de nos intérêts.
Bienvenu dans le monde de la realpotik !
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