krokodilo (---.---.15.35) 24 novembre 2005 13:06

Nico, je crois qu’on peut combiner les deux, de même que beaucoup de Français parlent plus ou moins leur langue régionale, ou la comprennent. Je ne suis pas non plus linguiste ni historien, mais il me semble que l’histoire montre qu’à chaque niveau d’organisation sociale (en taille), le besoin d’une langue s’est fait sentir. Certes, ce fut souvent imposé par la force (Empire romain, etc.) De même en France comme ailleurs, il est plus pratique de discuter en français que de pratiquer une compréhension passive ou un multilinguisme occitano-breton-catalan-corse, etc. Ce besoin est de plus en plus manifeste, avec la mondialisation, tant en Europe que pour les ONG, L’ONU, le commerce. Au final, il me semble que la question est très simple, ce sera soit le multilinguisme (si tant est que ce soit possible, pour moi c’est au mieux une théorie), soit l’anglais, soit l’espéranto. Remarquons que celui-ci est soigneusement passé sous silence sur le site de la Commission européenne des langues... et que le rapport Grin paraît destiné aux oubliettes. Ce site est par ailleurs un modèle de désinformation et de manipulation : cf l’absurde enquête récente d’Eurobaromètre où on a posé directement la question aux gens : parlez-vous une langue étrangère ? Oui. 99% parlent, etc... Apparemment, la notion scientifique d’échantillon représentatif et de critères est devenuse obsolète ! A noter aussi que le débat évite systématiquement d’utiliser une échelle de niveau de langue (acheter une bière, écouter les infos, lire un roman, discuter politique, argot, idiomes ?)


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