Je comprend parfaitement les réactions négatives à une telle initiative. Et mon premier réflexe à été de condamner moi aussi ce concours plutôt dégradant.
Mais pour avoir suivi sur le terrain deux ou trois fois une amie dans son job aux sans-abri des transports en commun parisiens, j’ai pu constater à quel point les SDF peuvent s’accrocher parfois à des planches de salut incertaines, discutables ou moralement douteuses.
C’est pourquoi je refuse de m’ériger en juge d’une initiative dont je condamne pourtant le fond et la forme, mais qui, à n’en pas douter, sera pour quelques dizaines de femmes en très grande difficulté une embellie dans une existence qui se résume à une lutte quotidienne pour survivre.