olaf_le_preux
15 mai 2009 15:37
Salam, bonjour, ave et toutes sortes de bonnes choses à tous.
La Théorie Synthétique de l’Evolution (TSE) repose en grande partie sur le « matérialisme scientifique » - limitée, par principe, au matérialisme - actuellement dominant.
En conséquence, la TSE est considérée comme une science
« objective » en tant que théorie suffisamment étayée par les faits,
comme toute science (que les curieux qui ne la connaitrait pas
s’enquièrent de la manière dont se reproduit la douve du foie et
essaient de la concilier avec les conceptions de la TSE...).
Pourtant,
évacuant par système l’hypothèse de la finalité, sujet central de la
question, elle est marquée du sceau de la subjectivité, par le
positionnement qu’implique ce choix premier.
Julian Huxley disait que la liberté des moeurs sexuelles, rendue
prévisible par les travaux de Darwin, qui remettaient en cause
l’étouffant carcan des religions, avait grandement contribué à son
acceptation par la société civile.
Sommes-nous capables de remettre
en cause un paradigme si nous pensons qu’elle nous ferme la voie des
libertés de moeurs conquises depuis ? Est-ce lié ?
Or il existe d’innombrables liens entre la TSE et le fonctionnement de nos sociétés.
D’où l’existence d’influences anormalement « anthropomorphiques » sur la rigueur scientifique.
Pourtant l’affirmation de l’influence du hasard comme excluant toute
finalité est une erreur logique qui ne tient pas en tant
qu’affirmation.
Elle n’est et ne doit être considérée que comme
un POSTULAT, comme d’ailleurs Jacques Monod lui-même l’exprime dans
« Le hasard et la nécessité ».
A mon idée, c’est donc, cher Bernard Dugué, à la racine même de la logique que se trouve la raison pour laquelle, oui, il faut ne pas se LIMITER à la conception de la TSE mais bien ouvrir nos recherches sans tabou.
Et rassurons-nous : n’en déplaise à feu Julian Huxley, avec ou sans finalité, le sexe est toujours aussi jouissif !
Supposer
l’éventualité d’une finalité ne veut pas dire tomber dans les myriades
de croyances souvent extravagantes et contradictoires par lesquelles
les religions ont prétendu justifier leurs multiples interdits.
Jouissons sainement et de nos sens et d’une pensée libérée, sans tabou : nous n’avons pas à choisir entre l’une ou l’autre de ces deux voies. Il y a suffisamment de croyants déjantés, libres et joyeux pour ne pas assimiler finalité et austérité.
Pour ceux que le sujet intéresse, je signale le récent livre de
Jean-Luc Martin-Lagardette : « EVOLUTION ET FINALITE, Darwin, Monod,
Dieu ».
(http://www.jlml.fr/asp/listes_1.asp...)
La couverture est suffisamment parlante...
Cdlt.
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