Antenor Antenor 16 juillet 2009 12:42

@ Emile

Au sujet de la date de construction du temple de Bibracte et en postulant qu’il a été le premier de ce type en Gaule.

La thèse classique qui voit l’Europe se couvrir d’un manteau d’églises au 11ème siècle après Jésus-Christ n’est pas très crédible : manque de moyens financiers à cette époque où le Regnum Francorum buvait la tasse, chapiteaux difficilement explicables en contexte chrétien. L’étalement dans le temps de la construction de ces bâtiment très imposants est plus logique

Cependant, situer la construction de l’« église romane » de Mont Saint Vincent au 10ème siècle avant Jésus-Christ par les Phéniciens ne me paraît pas non plus convaincant. On devrait retrouver cette architecture tout autour de la Méditerrannée et en particulier à Carthage, or ce n’est pas le cas à ma connaissance. On devrait également retrouver ces motifs laténiens si caractèristiques sur les chapiteaux des temples construits dans les siècles suivants, ce n’est pas le cas non plus. On trouve bien sûr des motifs végétaux très en vogue autour de la Méditerrannée mais rien hormis peut-être au Crest qui soit spécifiquement du type latènien des 5ème, 4ème et 3ème siècles avant Jésus-Christ.

Alors de quand datent-elles des damnées églises ? Toute de même pas de l’Empire Romain !

Citation de « Les Celtes, page 156, Olivier Buchsenschutz » :

<<Paralèllement de nombreux objets en bronze des premiers siècles avant et après J.-C. reviennent à un mode de représentation dépouillé, statique, où les motifs, dans lesquels on reconnaît facilement une tête humaine ou un animal, sont clairement séparés les uns des autres : on a parlé de « style néo-sévère » pour cette série. Les manches des poignards anthropomorphes, dont on connaît des exemplaires dans toute l’Europe centrale et occidentale, représentent une tête entre deux bras levés, traitée de façon ici plus réaliste, là plus schématique, toujours assujetie à la forme de l’extrémité de la poignée. La marge créative de l’artisan est contenue dans un cadre très précis.>>

« La marge créative de l’artisan est contenue dans un cadre très précis »

Comme sur le chapiteau d’une église romane. A mon avis, ce ne sont pas seulement les fresques qu’il faut attribuer aux Esseniens venus en Gaule au 2ème siècle avant J.C. mais le bâtiment tout entier ! Le personnage du Tympan ne serait pas une ébauche de Maître de Justice mais bien LE Maître de Justice des manuscrits esséniens de la Mer Morte. N’a-t-il pas l’air de sortir tout droit du Livre de Daniel ?

On retrouverait dans ces temples l’extrême sobrièté des représentations religieuses juives mélangée à son opposée : l’exubérante imagerie religieuse gauloise. La sobrièté nouvelle des objets gaulois qui fait suite au foisonnement latènien serait dûe à l’influence essénienne. Le temple de Bibracte serait en quelque sorte le pendant occidentale de la fameuse synagogue de Doura Europos.


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