A mon avis, le problème dans cette histoire n’est pas tant la fin que le moyen. Si les textes de cet auteur sont une incitation à la violence et à la haine, ils relèvent de l’autorité judiciaire. Il faut donc porter plainte et un juge décidera s’il faut ou non les interdire. Si aucun tribunal n’interdit ces textes, il est inacceptable de les censurer.
Le malaise des banlieues est une réalité. Sans argent sans avenir et sans espoir, on se tourne naturellement vers les revenus illégaux et la violence qui les accompagne. Les paroles d’Orelsan sont le reflet d’un état de fait bien réel et ce n’est pas en muselant ce type de témoignage qu’on règlera les problèmes qu’il révèle.