janequin 8 septembre 2009 06:45

Bravo Krokodilo, pour cet article si lucide.

C’est pourquoi j’ai personnellement toujours dénoncé la confusion entre connaissance scientifique et application technique de cette connaissance.

C’est justement cette confusion des genres que l’on retrouve dans les biotechnologies, où l’on prétexte la nécessité de l’application technologique pour pouvoir parfaire ses connaissances, connaissances qui relèvent surtout de la statistique, et non de la compréhension des mécanismes, ce dont je vous parlais en réponse à votre dernier article.

Moi-même, j’ai manipulé dans ma jeunesse le benzène et d’autres toxiques (amines aromatiques), dont l’usage nous a été déconseillé, puis interdit. Il me semble que le véritable danger vient de ces composés, qui n’existent pas naturellement, et dont on ne connait pas l’impact réel - disons qu’on ne veut pas le connaître, surtout s’ils rapportent gros.

Et puis, il est très facile de berner les « gens » (dont les membres du gouvernement), tant la chimie est une science qui paraît inaccessible à 95 % d’entre eux.

Par exemple, le gaucho (imidaclopride, ce qui est un pseudo, lui aussi) a été interdit en France malgré les cris d’orfraie de Bayer. Mais bien entendu, cette firme a contourné la loi en proposant un nouveau composé, la clothianidine, celui-ci accepté sans sourciller par l’administration. En réalité, la fonction active de ces deux composés est strictement la même : ce sont des N-nitroiminourées (vous voyez, qui est capable ici de décrypter ce langage, car il s’agit bien d’un langage réservé à des initiés, du moins le dirait-on ?)


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