DIMEZELL
24 septembre 2009 18:28
Un vrai problème que celui qui est posé.
Je souscris aux analyses qui citent l’évolution globale de la société dans un monde où tout va plus vite que la réflexion.
Concernant l’Education Nationale, plus simplement, les vraies réformes sont quasi impossibles à réaliser car le système est hyper centralisé et les professeurs ont depuis longtemps parfaitement intégré un rôle d’exécutant. Il aura fallu peu de temps à un Darcos pour mettre en place très vite ( le chaos )des tas de tristes ’réformes’ dont on ne mesure encore pas assez les conséquences ( textes du primaire par exemple ) sur les élèves et la société. Cette manière de faire fait suite aux décisions aussi ridicules d’un De Robien relatives aux méthodes de lecture.
Aux profs de faire, d’éxécuter, de casser des savoirs faire parfois élaborés pendant des années pour mettre en place des ’machins’ et des trucs inutiles et coûteux. Toute une chaîne de petits exécutants relaye la sacro sainte paperasse nécessaire à la bonne réalisation des décisons d’en Haut.
Imaginez si on demandait aux enseignants de mettre en place ce qu’ils savent, de réfléchir à de vrais fonctionnements en réponse à de vrais problèmes, d’aider véritablement les élèves en vraie difficulté, d’échanger avec leurs pairs au lieu d’écouter la divine parole....Imaginez si on demandait aux élèves d’écrire de vrais textes, d’y réfléchir, de les publier, de réaliser de vrais projets en réponse à de vrais besoins et de vrais objectifs d’apprentissage....au lieu de rester assis dans des salles de classes.
Il est tellement plus intéressant de fabriquer des moutons ! Et, depuis 2 008, l’Education Nationale a nettement accéléré son désir de fabriquer du ’bêlant’.
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